Inauguration d'une serre agrivoltaïque dédiée à l'arboriculture et au maraîchage bio en Occitanie

Le 20 juin dernier, Reden, développeur français de serres agrivoltaïques, s’est investi dans deux nouveaux projets innovants en Occitanie. L'un à Beaumont-de-Lomagne, dans le Tarn-et-Garonne, pour l'inauguration d'une serre dédiée au maraîchage diversifié et à l’arboriculture en culture biologique. L'autre dans le Gers, pour la pose de la première pierre de la première serre agrivoltaïque du département.

Située à Beaumont-de-Lomagne (Gers), la serre agrivoltaïque de la SCEA De Bénac est l'une des plus grandes d'Occitanie avec ses 4 hectares.

© Cyrille Vidal & Reden

Reden, producteur indépendant d’énergie et de modules photovoltaïques basé en Lot-et-Garonne, se distingue sur le marché avec plus de 100 réalisations à son actif.

4 hectares de serre agrivoltaïque

La serre agrivoltaïque de la SCEA De Bénac s'étend sur 4 hectares à Beaumont-de-Lomagne. Cette structure, l'une des plus grandes d'Occitanie, se consacre à une agriculture entièrement biologique. Elle associe maraîchage diversifié et arboriculture, permettant ainsi une diversification d’une exploitation réputée pour ses melons « Le Bénac ».

Une serre entièrement dédiée au maraîchage et à l'arboriculture biologiques.

© Cyrille Vidal & Reden

Achevée en 2022, la serre offre plus de possibilités à l’exploitant : une large gamme de légumes biologiques commercialisés sur place ou auprès de grossistes ainsi qu’une plantation nouvelle de cerisiers, d'agrumes et d'avocats, encore en phase de croissance. Les premières productions sont prévues pour 2027-2028.

La serre est un atout de taille pour lutter contre le changement climatique. C’est une solution qui permet de protéger les cultures contre les intempéries mais aussi face aux ravageurs, mieux maîtrisés. « Initialement producteurs de melons, nous nous sommes diversifiés à plusieurs reprises : d’abord avec des vergers de pomme, d'orange ou de mandarine et, plus récemment, avec le maraîchage et l’arboriculture biologiques sous serre », précise Mme Monceret, exploitante.

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« La serre agrivoltaïque Reden-Monceret a une puissance installée de 3,9 MWc et produit 5.200 MWh par an grâce aux 11.880 modules photovoltaïques bifaciaux disposés sur les versants sud de la toiture », précise Reden dans son communiqué.

La centrale agrivoltaïque permettra de couvrir près de 75 % des besoins en électricité de la commune de 2.500 habitants. Un financement participatif d’un montant total de 145.000 €, sur un investissement global de près de 6 millions d’euros, a permis à 198 personnes d’Occitanie et du Lot-et-Garonne de participer au projet également.

Des kiwis rouges sous serre

En marge de l’inauguration de la serre Reden-Monceret, c’est une première pierre qui a été posée à Castet-Arrouy. En effet, Reden s’est associé à Jean-Philippe Manzoni, propriétaire du terrain, et Jean-Michel Aurières, producteur de kiwis rouges, pour faire naître le premier projet de serre agrivoltaïque du département du Gers. La fin de la construction est prévue pour 2025.

D’une surface de 3 hectares, la serre abritera du kiwi rouge, une culture très fragile et sensible à la bactériose, qui nécessite d’être protégée.

Après avoir découvert le kiwi rouge en Italie en 2017, Jean-Michel Aurières produit, grâce à Reden, près de 8 ha à Boé, dans le Lot-et-Garonne. « Ce fruit a une saveur et des qualités nutritionnelles exceptionnelles, mais il nécessite d’être protégé des aléas climatiques et, notamment, de la bactériose. La serre agrivoltaïque Reden offre un abri d’excellence, qui me permet de diminuer l’apport en produits phytosanitaires tout en optimisant le confort d’exploitation », assure-t-il.

La serre de Castet-Arrouy aura une capacité installée de 3,4 MWc, pour une production d’électricité annuelle estimée à 4.400 MWh, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 2.100 habitants. Le bâtiment sera équipé de 8.100 modules bifaciaux.

« La serre permet de maîtriser plus aisément l’hydratation des plants, avec une réduction des besoins en eau de 30 à 40 %, et en azote de 30 à 50 % par exemple », Vincent Larribe, directeur du développement France chez Reden.

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