Les pratiques alternatives à l’étude dans les vergers du CTIFL de Baladran

Aux portes de Nîmes, dans le Gard, le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL) de Baladran mène des expérimentations sur 80 hectares où se succèdent les vergers, les serres, les parcelles dévolues aux légumes de plein champ et des laboratoires. Observer l’usage des plantes de service sur des fruitiers et mieux comprendre leur rôle dans la gestion des adventices, comparé à l’usage d’un pesticide chimique, est l’une des dernières études menées par le CTIFL.

En mars 2023, Florence Février a démarré l’essai en comparant quatre modalités de plantes de service.

© Agathe Beaudouin

Si les couverts végétaux sont reconnus pour leurs services dans l’agroécosystème (fonction de fertilisation, de décompaction, de limitation de l'érosion, plante-hôte auxiliaire, plante répulsive ravageur, gestion des adventices), ils peuvent aussi entrer en compétition avec la plante de culture. Et c’est ce biais qu’a cherché à explorer Florence Février, responsable d'essai sur l'agroforesterie.

Expérience avec 4 plantes de service

La chercheuse a voulu connaître les freins à la production que pourrait générer l’usage de ces plantes en menant des expériences dans un verger de pêchers. Avec cet essai, le CTIFL de Baladran mène sa première étude sur les couverts végétaux dans les vergers. « Je me suis penchée sur deux types de compétition, la ressource en eau (le statut hydrique de la feuille du pêcher), et la teneur en nitrate du sol. L’objectif était de découvrir l’impact sur la production, le calibre des fruits... », précise-t-elle.…

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