Le syndicat des cavistes professionnels détaille les conséquences des vendanges 2017 historiquement faibles sur leur activité, dans sa lettre d’informations de janvier-février 2018. D’après un baromètre d’activité des cavistes (source SCP/Equonoxe), réalisé fin 2017, la profession serait sur ses gardes.
« Chacun anticipe en effet des négociations forcément compliquées par des risques de pénurie, la petite récolte rendant difficile la pérennité des approvisionnements. Et chacun de craindre la flambée des prix », précise les rédacteurs de la lettre.
En plus des difficultés en matière d’approvisionnements, le second enjeu pour la profession sera de justifier les potentielles hausses de prix et de les faire accepter. Le syndicat s’interroge :
« Certes, les clientèles des cavistes sont sans doute composées d’amateurs éclairés ou plutôt conscients de la valeur intrinsèque du vin et sensibles aux justes prix qui rémunèrent la qualité du travail. Mais quelles seront les limites à ne pas franchir ? Difficile à dire alors que les rumeurs évoquent des surcoûts de 30% dans les approvisionnements… »
Le référencement de nouveaux vignerons
Face à cette situation, certains prévoient en premier lieu de sécuriser leurs relations avec leurs partenaires vignerons, afin d’être placés en tête de liste. En revanche, pour compléter les défaillances, « plus d’un caviste sur 2 va également chercher à référencer de nouveaux vignerons (1 caviste sur 5 va même en faire sa priorité), ce qui pourrait permettre à de nouveaux intervenants d’accéder à ce marché de cavistes si difficile à conquérir… »
Malgré ce contexte particulier, les professionnels resteraient confiants et n’envisagent pas de « substituer leur gamme de vins fragilisée par d’autres univers », comme ceux des gammes de vins étrangers ou les rayons bières et spiritueux.