Enherbement total : maîtriser la baisse de rendement

L’enherbement total de la vigne offre des perspectives intéressantes pour contrôler les adventices indésirables de façon alternative. Toutefois, si la baisse de rendement occasionnée par la technique peut être recherchée, celle-ci gagne à être contrôlée pour ne pas pénaliser les objectifs. Cette maîtrise peut reposer sur le recours à des légumineuses dans l’interrang et à un travail un rang sur deux en cas de stress

Enherbement total

Enherbement total : maîtriser la baisse de rendement .

© © T.Massol CA Tarn

Si l’enherbement de la vigne est une pratique de plus en plus répandue, l’enherbement total, c’est-à-dire entre les rangs et sous le rang, demeure pour sa part encore relativement marginal dans la plupart des régions viticoles. Languedoc-Roussillon et Bourgogne représentent les leaders en ce domaine en surface (Agreste 2010).

Comme pour l’enherbement partiel, cette technique offre plusieurs intérêts :

  • un moyen de protéger le sol ;
  • d’améliorer sa structure et sa fertilité ;
  • de limiter le recours aux herbicides et leur transfert dans le milieu ;
  • un levier pour maîtriser la vigueur de la vigne.

Arrêter les interventions de désherbage chimique ou mécanique sous le rang

C’est un point positif lorsque l’objectif est une amélioration qualitative des vins par un contrôle du rendement, mais il devient négatif lorsque l’effet sur le rendement est trop dépressif au regard des attentes de production. Vis-à-vis de l’enherbement partiel, l’enherbement total de la vigne s’appuie totalement sur le couvert végétal pour concurrencer les adventices indésirables, avec en ligne de mire l’arrêt des interventions de désherbage chimique ou mécaniqu

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