Pierre Pagès, président de Semae : un recul de 30 % des surfaces de maïs semences attendu pour 2024

Recul des surfaces en multiplication pour 2024, concurrence des pays d’Europe de l’Est, sélection orientée sur le changement climatique et la réduction des molécules phytosanitaires autorisées, sans oublier la défense des NGT... Pierre Pagès, président de Semae, lui-même producteur de maïs semences, apporte son éclairage sur les enjeux actuels de la filière au niveau européen.

 

SEMAE SEMENCE MAÏS

Pierre Pagès, président de Semae.

Crédit photo Bits and Splits/Adobe Stock et Semae

>>> Comment la production européenne de maïs semences se porte-t-elle ?
Pierre Pagès : En 2023, l’Union européenne a produit de la semence de maïs sur 170.000 ha. La France reste le premier producteur, avec plus de 80.000 ha – après 2 années à plus de 85.000 ha –, suivie de la Roumanie (28.000 ha), et de la Hongrie (25.000 ha). Le continent compte aussi d’autres pays producteurs importants, en particulier la Russie avec 45.000 ha de production, mais essentiellement tournée pour son marché interne, et l’Ukraine, avec 35.000 ha, qui reprend ses exportations.

>>> Pour 2024, les superficies en production devraient baisser de 25 % en France pour atteindre 60.000 ha de multiplication. La Roumanie et la Hongrie devraient enregistrer un recul de 30 %, quand l’Ukraine pourrait réduire ses volumes de 40 % !
Quelles sont les raisons de ce recul ?
P. P. : Ces baisses de surfaces sont dues à deux éléments principaux. Premièrement, nous sortons d’une excellente année de production en 2023, et cela pour toute l’Europe,…

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