Labeliance fait ses preuves en arboriculture

De gauche à droite : Xavier Gibut, directeur et co-fondateur de Labeliance Invest, Éric Timmerman, arboriculteur à Vion (72), Luc Barbier, président de la FNPF et de la SAS Arbo Avenir et Fabien Martel d’Eco Fruit Conseil. Photo: L.Rubio/Pixel Image

Depuis la signature d’une première convention avec la FNPF en 2013, le fond d’investissement Labeliance Invest montre aujourd'hui tout son intéret en arboriculture. A l’occasion du salon du SivalÉric Timmerman, producteur sur 90 ha de vergers dans la Sarthe, est revenu sur ce qui l’a engagé dans cette voie de financement il y a maintenant deux ans: 

"Depuis mon installation, nous avons beaucoup investi dans le développement de l’exploitation. Et il nous était indispensable de poursuivre cette dynamique de renouvellement. Les banques nous ont toujours suivis mais, cette fois-ci, elles n'ont pas accepté de financer de la trésorerie."

Un garant de crédibilité pour son projet

C’est par le biais de la FNPF que le producteur s’est intéressé au fond d'investissement Labeliance: 

"Nous nous sommes lancés dans l’aventure avec 300 000 € investis de nos fonds propres. Et la banque a vu cette initiative d’un très bon œil, car cela donne de la crédibilité au projet."

La mise en œuvre du dispositif s’effectue de manière tripartite. Si le fond d’investissement Labeliance prend part au capital social de l’exploitation, il reste associé minoritaire et ne s’immisce pas dans la gestion quotidienne de l’exploitation. 

La SAS Arbo Avenir, créée à l’initiative de la FNPF, prend également part au capital de manière symbolique, à hauteur de 1%, afin de pouvoir mener à bien sa mission de conseil et d’accompagnement.

Racheter ses parts plutôt que rembourser son prêt

Le producteur, lui, conduit son projet – installation, reprise d’exploitation ou développement – de façon autonome tout en informant régulièrement ses partenaires de l’avancement du projet et de sa santé financière. Enfin, entre la la 8e et 10e année, le rachat des parts par l’exploitant est obligatoire.

Et il s’agit bien d’un rachat de parts et non d’un remboursement d’investissement! En termes de mot, cela fait la différence pour le producteur qui reste maître chez lui.

Comme le souligne Xavier Gibut, directeur et co-fondateur de Labeliance Invest:

"Nous sommes co-actionnaire avec le producteur, nous avons donc tout intérêt à la réussite du projet. Pour autant, il nous semble important de ne pas être interlocuteur direct car l’exploitant doit pouvoir avoir de vrais professionnels en face de lui et non des financiers."

Prendre de la hauteur avec un conseiller

Un conseiller technico-économique est ainsi mis à disposition de l’arboriculteur à raison d’une fois par an afin de faire le point sur le projet.
Dans le cas d’Éric Timmerman, c’est Fabien Martel, d’Eco Fruit Conseil, qui l’accompagne:

"Avant le premier rendez-vous, il est clair que j’étais un peu anxieux de savoir à quelle sauce j’allais être mangé, se souvient le producteur. Mais ce n’est pas du tout l’objet de cet accompagnement. Avoir un interlocuteur privilégié permet de prendre de la hauteur et de bénéficier d’un regard extérieur. C’est donc plutôt une présence rassurante que quelque chose de pesant."
Et comme le précise le conseiller d'Eco Fruit Conseil: 
"L’objectif n’est pas d’être d’accord sur tous les points mais de pouvoir échanger."
Une alternative face à la frilosité des banques

L’époque où la dette était la seule et unique solution semble donc bel et bien révolue. Comme le dit Luc Barbier, le président de la FNPF:

"L’objectif est d’apporter des capitaux propres pour passer le cap des banques qui sont parfois frileuses. C’est une solution d’avenir qui permettra à beaucoup de producteurs de rester ou devenir maître de leur outil de travail. Un soutien essentiel surtout en arboriculture où le besoin en trésorerie est élevé."

Renseignement sur le dispositif Labeliance auprès de Stéphanie Prat – contact@arboavenir.fr – 01 53 83 48 75