Transition agroécologique : percer les secrets de la biodiversité

Biologist woman researching microgreens in the laboratory. Gener

Les « living labs », comme les nomme l’Inrae, accueilleront les acteurs de ces projets collaboratifs, qui recevront aussi le soutien d’entreprises privées locales et de citoyens afin de tester et d'évaluer les solutions mises en œuvre étape après étape.

Crédit photo Артур Комис - stock.adobe.com
Pour l’Inrae, axer la recherche de solutions du côté de la biodiversité et de l'environnement est une priorité, afin d'offrir au secteur primaire de nouvelles armes pour relever les défis de demain. L'institut présente donc cette année un programme de recherches associant de nombreux organismes.

Baptisé « Solutions fondées sur la nature » (SFN), le programme de recherches de l'Inrae vise à promouvoir une large collaboration scientifique pour développer et valoriser des approches de protection, de restauration ou de gestion des écosystèmes, à même d’offrir « un impact positif sur l’économie, la société et l’environnement, ainsi que sur la biodiversité », précise l'Inrae.

Les différentes actions se poursuivront jusqu’en 2032, supervisées par l’Agence nationale de la recherche, et s’adapteront à 4 types de zones géographiques bien distinctes, à savoir les milieux urbains, les milieux côtiers, les territoires agricoles et naturels et, enfin, les réseaux d’aires protégées.

Un accompagnement politique de premier plan

L’État français s’est engagé dans le financement du programme SFN, par le biais du plan d’investissement France 2030. Une enveloppe de 44,2 M€ a été allouée pour couvrir diverses dépenses liées à l’avancement des projets.

Sont également associés à la démarche les ministères de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que le secrétariat d’État à la Biodiversité.

Une vaste coopération scientifique

Le programme SFN, copiloté par l’Inrae et le CNRS, voit le concours d’un grand nombre de partenaires permanents, à la fois publics et privés, et s’appuiera sur des démarches de travail interdisciplinaires. Sur le plan académique, on peut citer la participation de l’Ifremer, l’IRD, le MNHN et plusieurs universités, notamment Aix-Marseille, Claude Bernard Lyon 1, Grenoble-Alpes, Montpellier et Paris-Sorbonne.

Sur le plan opérationnel, 11 centres de recherches seront répartis sur l’Hexagone, de la Bretagne à la Corse, en passant par l’Île-de-France, l’Aquitaine ou les Alpes. Deux supplémentaires s’installeront en outre-mer, dont un en Guyane française.

Ces « living labs », comme les nomme l’Inrae, accueilleront les acteurs de ces projets collaboratifs, qui recevront aussi le soutien d’entreprises privées locales et de citoyens afin de tester et d'évaluer les solutions mises en œuvre étape après étape.

À l’automne 2024, un premier appel à projet sera lancé, en même temps que la mise en place des premières actions concrètes, en particulier un important travail de cartographie sur les zones d’études ainsi que l’installation des futurs centre de recherches.

D'ores et déjà, vous pouvez consulter les détails des actions prévues sur le site officiel du programme de recherche ou encore sur celui de l’ANR.

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