Agrivoltaïsme : quels bénéfices face à la sécheresse ?

En moyenne, sur les trois sites de tests de Sun'Agri, on pouvait relever 2 à 3°C de moins par rapport aux zones laissées en plein soleil. Photo : Sun'Agri

Le groupe Sun’Agri dévoile les résultats d’une étude menée pendant deux ans, en période estivale, sur plusieurs sites agricoles équipés de panneaux photovoltaïques. Les relevés montrent que l’installation apporterait plusieurs avantages aux cultures ainsi abritées. Principalement, la réduction du stress hydrique, conséquemment à la baisse des températures observées.

Entre juillet 2019 et juillet 2021, l’entreprise française s’est appliquée à suivre des mesures précises concernant trois exploitations assistées par une installation agrivoltaïque test. Le site de Loriol, produisant des cerises, celui de La Pugère, abritant un verger de pommes, et enfin celui d’Étoile-sur-Rhône, accueillant quelques hectares de nectarines.

Relevés précis et conclusions exploitables

Afin de mener à terme une expérience sérieuse et exploitable, Sun’Agri a mis au point un système d’analyse composé de quatre différents types de capteurs :

  • des capteurs micro-météorologiques, pour enregistrer la température de l’air, l’humidité, la force du vent et le rayonnement solaire ;
  • des capteurs PAR, pour mesurer le rayonnement solaire actif utilisé pour la photosynthèse et permettant d’estimer la croissance de la plante ;
  • des capteurs plante, pour observer l’évolution du végétal (stress subi, température des organes) ;
  • des capteurs au sol, pour estimer la quantité d’eau disponible dans le sol et sa disponibilité, avec une sonde d’humidité.

Un environnement plus favorable

Les conclusions montrent un abaissement de la température grâce à l’ombre apportée par les panneaux photovoltaïques. En moyenne, sur les trois sites, on pouvait relever 2 à 3°C de moins par rapport aux zones laissées en plein soleil. Une différence qui peut sembler faible, mais couplée au fait que les plantes soient également protégées du rayonnement, les effets sont réels.

En premier lieu, un apport supérieur en humidité, qui était supérieure de 14 % sous « abris » par rapport aux cultures privées d’ombre.

Des besoins en irrigation nettement inférieurs

La conséquence principale de cette situation est tout simplement un stress hydrique moins marqué pour les végétaux, permettant donc de réduire l’arrosage tout au long de la saison chaude.

Sur le site de La Pugère, l’irrigation a pu être diminuée jusqu’à 30 % lors des journées marquées par un mercure très élevé. Et sur la moyenne des trois étés testés, cette diminution atteint 22 % par rapport aux zones non abritées.

Une moyenne qui a même atteint les 25 % pour les nectarines d’Étoile-sur-Rhône.

Des plantes en meilleure santé 

L’évapotranspiration s’est révélée nettement inférieure sous l’installation agrivoltaïque… autour de 60 % en moyenne, sur les différents sites « tests ». Avec, pour conséquence directe, une meilleure santé des arbres.

Par exemple, « le potentiel hydrique de la tige des pommiers est resté d’environ 20 % plus élevé, sur la moyenne des trois saisons », explique Antoine Bolcato, attaché presse chez Sun’Agri. L’entreprise observait des chiffres semblables concernant le verger de nectarines, et même davantage pour la culture des cerises à Loriol, avec des valeurs atteignant les 30 à 40 %.

Si les données rassemblées par Sun’Agri restent à confirmer, et à mesurer sur de grandes parcelles, elles permettent de mieux cerner le potentiel de ces installations pour les exploitations agricoles, car s’ajoutent aussi au tableau les bénéfices observés au printemps, avec les protections contre le gel ou les averses de grêle.

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