Vidéo : Benjamin Cucchietti, arboriculteur à Sisteron (04) « Je cherche à tout prix à gagner en productivité ! »

Publi-rédactionnel

A la tête de la SCEA Le Haut Soleihet avec sa mère Véronique, Benjamin Cucchietti est un jeune arboriculteur qui vibre de projets et qui place la performance au verger au cœur de sa stratégie de développement. À 28 ans, il vient d’être élu Mister France Agricole 2024.

Bienvenue sur le plateau de Soleihet (prononcer « soleillé »), au nord de Sisteron, territoire aux mille agricultures où vergers, lavandin et céréales se côtoient à fleur de montagnes. Benjamin Cucchietti, jeune enfant du pays, y exploite une SAU de 52 hectares dont 35 de vergers : pommes et poires, certifiés Vergers écoresponsables, Global Gap et HVE 3. Pour Benjamin, féru de technique et de conduite de l’arbre, chaque jour est l’occasion de relever un nouveau défi : « Je vous garantis que les jours ne se ressemblent pas ! » Il représente la troisième génération sur l’exploitation et réalise sa mise en marché via Jouffruit.

 

Cartographier la floraison

Grâce à un renouvellement régulier du verger, Benjamin exploite aujourd’hui 70 % de ses arbres en haies fruitières, espacées de 3,5 ou 4 mètres en fonction des parcelles, ce qui lui permet de passer un lamier de taille et d’économiser jusqu’à 30% de coûts de main d’œuvre : « On passe un coup de lamier après la récolte. De fait, durant la taille hivernale, les ouvriers n’ont plus qu’à affiner. » Cette année, Benjamin va même tester un service de cartographie de la floraison pour optimiser son éclaircissage. Grâce à un système embarqué installé à l’avant de son tracteur, il va réaliser sa propre cartographie de la floraison : tous les arbres de la parcelle seront photographiés et l’intensité de floraison de chaque arbre sera évaluée de manière objective. Benjamin pourra alors moduler - et réduire ! - ses interventions d’éclaircissage, qu’elles soient chimiques ou mécaniques. « Mon futur objectif ? Acquérir des plateformes automotrices d’ici 3 à 4 ans », annonce le jeune homme, qui cherche à minimiser les interventions au verger, la pénibilité de la récolte et les manipulations des fruits : « L’opérateur n’aura plus qu’à cueillir la pomme et la poser sur un tapis ! »

Benjamin Cucchietti et Rocky, dans une parcelle de Gala un jour de taille d’hiver.
Crédit photo :

Si la SCEA utilise des sécateurs électriques depuis plus de 15 ans, c’est la première année où l’équipe est passée au 100 % électrique. « Avant, j’utilisais 4 sécateurs pneumatiques pour le haut des arbres et 2 sécateurs électriques pour le bas. ». Niveau pénibilité du travail, c’est un vrai gain : « Avec l’électrique, l’ouvrier porte un sécateur qui pèse beaucoup moins que le pneumatique. L’outil fait moins d’à-coups, il est plus silencieux… C’est bien plus confortable ! » Mais Benjamin économise aussi en carburant pour les passerelles, qui forcent moins : il est passé d’un plein tous les 4 jours à un plein tous les 7 jours. Chaque soir, après leur journée de taille, les ouvriers rapportent les sécateurs à Benjamin. C’est ce dernier qui se charge de les entretenir : affuter, graisser, mettre en charge pour la nuit (il faut 5 heures de recharge pour 8 heures de travail). En fin de saison, les sécateurs partent à la révision et reviennent « comme neufs. Au final, c’est beaucoup moins d’ennuis que le pneumatique ! », conclut le pomiculteur… à qui on souhaite, par ailleurs, un excellent mandat de Mister France Agricole !

Benjamin et sa maman, qui travaillent à former les jeunes arbres, utilisent un sécateur électrique Electrocoup 3020. Leurs six ouvriers travaillent avec des 3010.
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