L’union de commercialisation Cérévia commercialise chaque année trois millions de tonnes de céréales collectées par six coopératives1 de Bourgogne-Franche-Comté et de Rhône-Alpes-Auvergne. Une activité qui subit de plein fouet les conséquences de la grève SNCF. Explications avec sa directrice générale, Fouzia Smouhi.
Habituellement, quelle est la part du fret ferroviaire dans votre logistique et comment est-il aujourd’hui affecté par la grève SNCF ?
Chez Cérévia, nous livrons nos céréales aussi bien par camions, que par bateaux depuis notre terminal de Fos-sur-Mer, que par trains. Le train est, par exemple, utilisé pour livrer les Grands Moulins de Strasbourg, les Grands Moulins de Paris, des clients dans l’Est mais aussi en Italie ou en Suisse. Chaque année, ce sont plus de 700 trains que nous affrétons.
Concrètement, depuis le début de la grève, un train sur deux n’a pas pu partir, soit 30 trains en seulement deux semaines. L’impact est vraiment important, et il faut savoir que quand on parle de deux jours de grève, dans la réalité, cela se traduit par quatre jours de non-exécution.
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