« 2017 était la première année avec autant de volumes d’abricots espagnols, avec un mauvais basculement sur l’origine française dans la grande distribution, une fois notre production récoltée. Il faut faire un travail sur ce basculement, mais aussi se différencier de nos voisins espagnols par une meilleure identification de l’origine française dans les magasins, avec le label Vergers écoresponsables et un travail sur la qualité à moyen terme », souligne, Bruno Darnaud, président de l’AOP pêches et abricots de France.
70 % de l'AOP abricots en Vergers écoresponsables
Si le label Vergers écoresponsables est bien identifié en pêche-nectarine (90 % labélisés au sein de l’AOP, qui représente 80 % de la production nationale), il n’est « que » de 70 % sur la production d’abricot de l’AOP, qui regroupe 60 % de la production nationale. Le but est donc de renforcer la présence de ce label au sein de l’AOP, et intégrer de nouvelles structures dans l’AOP. Plus ce label sera présent, et plus les consommateurs pourront l’identifier, souligne Bruno Darnaud.
Sur la qualité, le président de l’AOP reconnaît un niveau « assez hétérogène », lié à des différences de technique au niveau de la production, des stations, et de la distribution : « Nous nous sommes mis 3 ans pour obtenir quelques premiers résultats de notre plan qualité. Cette année, le marché devrait être moins compliqué, en raison de volumes moins importants, mais il est important de mener ce travail sur la qualité pour nous différencier, ainsi que sur la démarche de Vergers écoresponsables, face à la forte concurrence espagnole. L’abricot, fortement planté en Espagne ces dernières années, reste un produit capricieux, qui laisse penser qu’il n’y aura pas les mêmes conséquences de surproduction qu’avec la pêche, dont le modèle espagnol est arrivé à bout. »
>>> Retrouvez le dossier pêche-abricot dans le prochain numéro de l'Arboriculture fruitière, de juin 2018.