Prix de l’énergie : l’ANPP craint des dépôts de bilan

Pour les stations de conditionnement de pommes et de poires, l’évolution des cours de l’énergie est une vraie inquiétude. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM
« Les records battus fin de semaine passée par le prix de gros de l’électricité vont conduire, si rien n’est fait, à la mort économique d’un tiers des arboriculteurs français », alerte l’Association nationale pommes poires (ANPP), alors que le prix de l’électricité sur le marché de gros dépasse en France les 1000 € le MWh.

Pour les stations de conditionnement de pommes et de poires, l’évolution des cours de l’énergie est une vraie inquiétude. Environ 1/3 d’entre elles doivent renouveler leur contrat d’achat d’électricité d’ici au 31 décembre 2022. Une analyse conduite par l’ANPP en juin dernier, qui avait déjà conduit à la saisine de l’État, montrait que pour une unité de conditionnement de 20 000 t par an (moyenne française) avec un MWh à 300 €, la facture annuelle passait de 270 k€ à 1,3 million d’€. Aujourd’hui, les 4 millions d’€ sont franchis, s’alarme l’ANPP, qui déplore que les résultats économiques annuels de ces stations fruitières ne dépassent pas 300 k€/an. « Ainsi, signer un contrat à 4 millions d’€ revient tout simplement à déposer le bilan. »
 
L’ANPP demande avec force que la mesure énergie du plan de résilience soit adaptée en ce sens sans délai. « C’est une part de la souveraineté alimentaire française qui est en jeu ! »