« Gain de temps et résultat organoleptique excellent » avec la cofermentation

Après avoir testé la co-inoculation par le passé, mais sans succès, la Cave Jean Geiler d’Ingersheim, en Alsace, a testé la cofermentation avec les bactéries Armonia (AEB Oenolia) en 2017, sur 2 000 hl de vins de base (auxerrois et chardonnay). Pour Nicolas Garde, l’œnologue, l’objectif était double : « Nous cherchions à avoir des malo plus rapides sur les bases crémants avant l’arrivée des froids d’automne, et nous voulions éviter les déviations aromatiques avec des notes de diacétyle sans intérêt sur crémants. » La cofermentation avec Armonia s’est parfaitement bien déroulée, avec un résultat organoleptique excellent, poursuit l’œnologue : « on ne sent pas la malo. Le vin a plus d’amplitude, de finesse. La FML s’est déroulée en même temps que la FA sans la freiner, et sans besoin d’un soutirage ni de pied de cuve avant une FML habituellement. Cela permet un gain de temps énorme. Si le coût des bactéries est certes plus élevé qu’un pied de cuve, le gain de temps par l’absence du soutirage en fin de FA rentabilise largement cette technique ! »En 2018, la cave doit réaliser la cofermentation sur 7 000 hl, avec une partie en bio. « La cofermentation nous a aussi aidés à réduire les doses…

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